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Inicio Foros ¿Cómo es la vida de un inmigrante en Canadá? Si Alberta fuese un pais

  • Este debate tiene 8 respuestas, 1 mensaje y ha sido actualizado por última vez el hace 15 años, 6 meses por Invitado MQI.
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  • #213551
    Invitado MQI
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    Si l’Alberta était un pays, il serait le deuxième plus riche de l’OCDE

    Cette province est très riche et ses politiques s’inspirent du capitalisme sauvage. Il s’agit de l’exemple idéal pour nous inciter à délaisser nos programmes sociaux.

    Il ne faut toutefois pas être dupe. La richesse de cette province dépend de ses gigantesques réserves de pétrole et de gaz naturel et n’a rien à voir avec sa façon de gouverner. Ses réserves de pétrole sont estimées à 175 $ milliards de barils, ce qui en fait la deuxième plus importante réserve au monde, derrière l’Arabie Saoudite avec 260 $ milliards de barils.

    Le gaz naturel et le pétrole constituent plus de la moitié des exportations de l’Alberta. La province pompe 2,5 millions de barils de pétrole chaque jour dont 80 % sont raffinés aux États-Unis. Ses activités d’extraction comptent pour 23,3 % de son produit intérieur brut. En comparaison, au Québec, la production, le transport et la distribution d’électricité représentent 3,8 % du PIB. Ce sont les précieuses ressources naturelles qui font de l’Alberta un vrai Klondike. Même l’économiste très capitaliste Pierre Fortin reconnaît que c’est la flambée des prix des produits pétroliers qui explique la richesse de l’Alberta. Dans un article qu’il vient de signer dans L’Actualité, il rappelle que le prix du baril de brut a explosé, passant de 10 $ en 1998 à plus de 60 $ depuis peu.

    Si l’Alberta était un pays, il serait le deuxième plus riche de l’OCDE, derrière le paradis fiscal qu’est le Luxembourg. Avec la méthode de la parité des pouvoirs d’achats, qui tient compte du niveau des prix, l’OCDE calcule que le Luxembourg a un PIB par habitant de 57 700 $US, l’Alberta 45 500 $US, contre 39 700 $US pour les États-Unis qui arrivent tout juste après cette province. Le Canada est le neuvième pays le plus riche de l’OCDE avec un PIB par habitant de 31 400 $US. Enfin, le Québec (27 525 $US), se compare à l’Italie (27 700 $US), à l’Allemagne (28 600 $US) et à la France (29 600 $US).

    Avec une telle richesse, l’Alberta a les moyens de devenir le paradis de la social-démocratie où il y aurait gratuité scolaire, un système de santé public de qualité et où la pauvreté serait éradiquée. La province préfère plutôt diminuer les impôts qu’elle perçoit, payer sa dette et retourner des chèques à ses concitoyens. Mais surtout, elle laisse les pétrolières s’en mettre plein les poches sans prélever sa juste part de revenus.

    Le gouvernement albertain perçoit des redevances sur l’extraction du pétrole et du gaz naturel. Ces redevances s’élèvent à 9,6 milliards $ pour l’année fiscale 2004-2005 et comptent pour plus du tiers de ses recettes budgétaires qui sont de 28,8 milliards $. Ces redevances ont permis à Ralph Klein de rembourser la dette provinciale, de taxer les entreprises à un taux infime de 8,2 %, de se passer de taxe de vente comme la TVQ, et de posséder des fonds de placements avoisinant les 30 milliards $. Ces redevances sont importantes et semblent être élevées, mais ce n’est pas le cas.

    Le groupe environnementaliste albertain Pembina a révélé dans une excellente étude menée par cinq universitaires que ces redevances sont plus faibles qu’ailleurs. L’étude démontre qu’entre 1995 et 2002, la Norvège a tiré 14,10 $CAN de redevances par baril, contre 11,70 $CAN pour l’Alaska, tandis que l’Alberta s’est contentée de redevances équivalentes à 4,30 $CAN par baril. (Pour faciliter la comparaison, l’ensemble de l’extraction pétrolière et gazière a été ramenée en équivalent de baril de pétrole.) Même si les redevances constituent le tiers du budget albertain, elles sont trois fois plus faibles qu’en Alaska et en Norvège.

    Un taux aussi faible est difficile à comprendre, d’autant plus que ces pétrolières n’ont pas le choix de négocier avec le gouvernement albertain pour faire affaire sur son territoire. Ce taux explique toutefois en partie les profits monstres des pétrolières tant décriés par le professeur Lauzon. Canadian Business démontre d’ailleurs que sur les 20 entreprises canadiennes cotées en bourse qui ont réalisé les plus importants bénéfices l’année dernière, huit sont des pétrolières installées en Alberta.

    Si les redevances de l’Alberta sur ses ressources pétrolières et gazières étaient équivalentes à celles de l’Alaska, elles auraient représenté 26,2 $ milliards en 2004-2005, soit 700 $ millions de plus que les dépenses de la province durant cette année fiscale, qui se sont élevées à 25,5 $ milliards ! Ceci peut sembler difficile à croire, mais il s’agit de la réalité économique de la deuxième réserve mondiale de pétrole.

    En ayant pris connaissance de la richesse de cette province, il est choquant de constater que le taux de pauvreté des familles albertaines est de 15,6 %, soit à peu près le même que celui de l’ensemble des familles du Canada. Toute cette richesse ne sert donc pas à diminuer la pauvreté. Il est aussi inacceptable que les frais de scolarité soient de près de trois fois plus élevés en Alberta qu’au Québec, étant en moyenne de 4940 $ pour un étudiant de premier cycle universitaire pour l’année scolaire 2004-2005, contre 1888 $ au Québec.

    Si le gouvernement albertain voulait abolir complètement les frais de scolarité, il n’aurait qu’à faire passer les redevances de 4,30 $ par baril à 4,60 $. Il dégagerait ainsi les 700 $ millions nécessaires à cette mesure. Enfin, plutôt que d’améliorer son système de santé public, l’Alberta travaille à le privatiser. Le 9 novembre dernier, le journal Le Droit d’Ottawa titrait à ce sujet : « L’Alberta prêt à privatiser la santé ».

    Il est important de distinguer d’une part la richesse de l’Alberta, qui s’explique par ses ressources naturelles, et d’autre part ses politiques économiques conservatrices. Leur lien est à sens unique : c’est sa richesse qui lui permet de ne plus avoir de dette et de ne presque pas taxer ses citoyens, et non l’inverse. D’ailleurs, c’est à cause de ses politiques de capitalisme sauvage et c’est dû au fait qu’elle se prive volontairement de redevances que l’Alberta est encore comparable aux autres provinces. Si elle gérait ses ressources de façon intelligente et solidaire, cette province serait le paradis en Amérique du Nord, en offrant des services publics universels de qualité, tout en maintenant une taxation inférieure à la moyenne canadienne.

    *Économiste à la Chaire d’études socio-économiques de l’UQÀM
    http://www.lautjournal.info/autjourarchive…le=2430&noj=245

    Un catedratico quebecois da su opinion sobre Alberta

    Traduccion

    Si Alberta fuese un pais, seria el segundo mas rico de la OCDE

    Esta provincia es muy rica y sus politicas se inspiran del capitalismo salvaje. Se trata del ejemplo ideal para incitarnos a dejar nuestros programas sociales.

    Es preciso sin embargo no ser ingenuo. La riqueza de esta provincia depende de sus gigantescas reservas de petroleo y de gas natural y no tiene nada que ver con su manera de gobernar. Sus reservas de petroleo son estimadas a 175 millardos de barriles, lo que hace de ellas la segunda mas importante reserva en el mundo, detras de la Arabia Saudita con 260 millardos de barriles.

    Si Alberta fuese un pais, seria el segundo mas rico de la OCDE, detras del paraiso fiscal que es Luxemburgo. Con el metodo de la paridad del poder adquisitivo, que toma en cuenta el nivel de los precios, La OCDE calcula que Luxemburgo tiene un PIB por habitante de 57 500 $US, Alberta 45 500 $US, contra 39 700 $US de Estados Unidos que llegan inmediatamente despues de esta provincia. Canada es el noveno pais mas rico de la OCDE con un PIB por habitante de 31 400 $ US. Finalmente, Quebec (27 525 $US) se compara a Italia (27700 $ US), Alemania (28 600 $US) y Francia (29 600 $US)

    Con semejante riqueza, Alberta tiene los medios de convertirse en el paraiso de la social democracia donde habria escolaridad gratuita, un sistema de salud publica y donde la pobreza seria erradicada. La provincia prefiere mas bien disminuir los impuestos que ella percibe, pagar su deuda y darle cheques a sus conciudadanos. Pero sobre todo ella deja a las compañias petroleras llenarse los bolsillos sin sacar su justa parte de ingresos.

    El gobierno de Alberta percibe regalias petroleras sobre la extraccion de petroleo y de gas natural. Estas regalias se elevan a 9,6 millardos $ en el año fiscal 2004-2005 y son mas de un tercio de sus ingresos en el presupuesto que es de 28,8 millardos. Estas regalias han permitido a Ralph Klein de pagar la deuda provincial, de aplicarle una fiscalidad a las empresas una tasa infima de 8,2 %, de no tener impuesto sobre la venta provincial y tener fondos de cololocacion cercanos a los 30 millardos $. Esas regalias son importantes y parecen ser elevadas pero no es asi.

    El grupo ambientalista de Alberta Pembina ha revelado en un excelente estudio llevado a cabo por cinco universitarios que esas regalias son mas debiles que en otras partes. El estudio demuestra que entre 1995 y 2002, Noruega obtuvo 14,10 $ CAN de regalias por barril, contra 11,70 $ CAN en Alaska, mientras que Alberta se ha contentado con regalias equivalentes a 4,30 $CAN por barril.

    Habiendo tomado conocimiento de la riqueza de esta provincia, es chocante constatar que la tasa de pobreza de las familias en Alberta es de 15,6 % mas o menos la misma que en el resto del Canada. Esta riqueza no sirve entonces a disminuir la pobreza. Es tambien inaceptable que los gastos de escolaridad sean casi tres veces mas elevados en Alberta que en Quebec. Con un promedio de 4940 $ para un estudiante de premier ciclo universitario para el año escolar 2004-2005, contra 1888 $ a Quebec.

    Es importante distinguir por una parte la riqueza de Alberta, que se explica por sus recursos naturales y por otro lado sus politicas economicas conservadoras.
    Este enlace tiene un solo sentido: Es su riqueza que le permite no tener mas deuda y casi no tener impuestos sobre sus ciudadanos y no a la inversa. Por otro lado es a causa de sus politicas de capitalismo salvaje y debido al hecho que ella se priva voluntariamente de mejores regalias petroleras que Alberta es todavia comparable a otras provincias. Si ella administrase sus recursos de manera inteligente y solidaria, esta provincia seria el paraiso de America del Norte, ofreciendo servicios publicos universales de calidad y manteniendo una fiscalidad inferior al promedio canadiense.

    #213552
    Invitado MQI
    Miembro
    #213553
    Invitado MQI
    Miembro

    ………………..mais il n’est pas.
    si j’étais Warren Buffet………..hmmm retour à la réalité!!!

    #213554
    Invitado MQI
    Miembro

    y como es ahora?? esos recursos no se distribuyen equitativamente??? no entiendo bien el alcance del articulo, es una especie de comparacion con Maracaibo que si fuera un pais seria tipo Kuwait con tres clases sociales, media-alta, millonarios y mas millonarios??

    #213555
    Invitado MQI
    Miembro

    El articulo deja entender que Alberta es una provincia muy rica pero a pesar de eso en temas como la educacion y la salud siguen un enfoque mas capitalista. Es indudable que tiene mucho dinero y en el futuro cercano lo seguira teniendo. No tiene deuda publica. Comparalo a Quebec: mas de 100 millardos de dolares en deuda. Lei que en Alberta han ganado ya 12 o 13 veces seguidas los conservadores (ideas de derecha) de alli que no es extraño que tengan esas politicas.

    El sistema capitalista tiene sus ventajas y desventajas. Canada ha tenido una especie de social-democracia. Pero como esta en la America del Norte ha aprendido mucho de sus vecinos. Hoy salio un articulo en el periodico La Presse de Montreal que habla del problema frances en la actualidad. Un dato de ese articulo: Canada (poblacion aprox. 32,5 millones) genero 270 000 empleos el año pasado y Francia con el doble de poblacion (un poco mas de 60 millones) solo genero 60 000 empleos. Un mercado de trabajo poco dinamico en que los empresarios rehusan contratar gente por los grandes costos que eso les genera. A los franceses les encantan las ideas socialistas pero parece que esas ideas no estan marchando muy bien. Ahora comprendo porque ellos estan emigrando al Canada tambien.

    #213556
    Invitado MQI
    Miembro

    Es cierto que Francia tiene un problema de generación de empleo, sobretodo en lo que se refiere a empleos para los jóvenes, pero es un problema que afecta a otros países de Europa también como Alemania e Italia, pero no creo que la solución sea crear miles de "Macjobs", o sea empleos con baja remuneración.

    Hace unos meses leí un artículo en The Economist, que es una revista de tendencia muy conservadora y allí describían su visión de los cuatro modelos capitalistas en el mundo desarrollado:

    1) El modelo latino: poco eficiente en generación de empleos y poco eficiente suministrando seguridad social (i.e.: Italia)
    2) El modelo centro-europeo: poco eficiente en generación de empleos y muy eficiente en el suministro de servicios sociales (i.e.: Francia, Alemania)
    3) El modelo anglo-sajón: muy eficiente en generación de empleos y poco eficiente en servicios sociales (i.e.: Inglaterra, USA, Canadá)
    4) El modelo sueco: la crème de la crème. Muy eficiente generando empleos y muy eficiente en el suministro de servicios sociales.

    Canadá haría bien en analizar la experiencia de Suecia y Noruega y tratar de adaptarla a sus condiciones particulares, en lugar de copiar el modelo económico de su vecino del sur.

    #213557
    Invitado MQI
    Miembro

    Parece interesante el artículo, tienes el link para poder leerlo?
    Gracias

    #213558
    Invitado MQI
    Miembro

    El artículo no lo leí en línea sino "en papel" y la revista terminó en la planta de reciclaje de papel de la comunidad donde vivo. Lo siento.

    Si estás en Canadá podrías tratar de conseguir una copia en la biblioteca local; probablemente tendrás que buscar en las microfichas pues si no recuerdo mal, el artículo salió publicado en una edición de Noviembre 2005 (The Economist es publicado semanalmente). También puedes probar si The Economist mantiene copias de artículos viejos en su sitio web.

    Saludos

    #213559
    Invitado MQI
    Miembro

    No estoy en Canadá, sino en España lo buscaré en internet….que creo que si mantienen los últimos números.
    Gracias

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